L’analyse bioénergétique diffère des autres formes de psychothérapies analytiques non seulement par son approche théorique des phénomènes somatiques, mais aussi par l’implication active du corps dans les procédures thérapeutiques.
Pour atteindre ses objectifs, l’analyste bioénergéticien ajoute à l’approche cognitive et émotionnelle du patient dans un échange verbal, une attention particulière à son vécu corporel. En simplifiant un peu, disons que cette attention peut prendre quatre types d’orientations pour quatre types d’attitudes ou d’interventions physiques.

1. L’attention portée à la prise de conscience du corps

2. L’attention portée à la mobilisation du corps

3. L’attention portée à l’expression émotionnelle

4. L’attention portée à la qualité du toucher

L’analyse bioénergétique diffère des autres formes de psychothérapies analytiques non seulement par son approche théorique des phénomènes somatiques, mais aussi par l’implication active du corps dans les procédures thérapeutiques.
Pour atteindre ses objectifs, l’analyste bioénergéticien ajoute à l’approche cognitive et émotionnelle du patient dans un échange verbal, une attention particulière à son vécu corporel. En simplifiant un peu, disons que cette attention peut prendre quatre types d’orientations pour quatre types d’attitudes ou d’interventions physiques.

 

1. L’attention portée à la prise de conscience du corps

Les interventions de type « prise de conscience du corps » aident le patient à plus de présence à son propre corps. L’attention est portée d’une part, sur les zones de tensions musculaires, la posture, la façon de respirer, et d’autre part, sur les liens entre les tensions physiques et émotionnelles et la façon d’être et de penser.
C’est pour ce faire que des exercices d’accroissement de la conscience du corps peuvent être proposés et qu’il sera parfois conseillé de les pratiquer régulièrement.

2. L’attention portée à la mobilisation du corps

Ces techniques physiques aident à augmenter la vitalité, la mobilité et la motilité (les vibrations) du corps. On s’attachera en particulier à mettre en mouvement les parties du corps qui souffrent de tensions musculaires chroniques, qui montrent une circulation d’énergie réduite et dont la mobilité et la perception sont faibles.
Des exercices d’étirements peuvent augmenter le tonus des muscles ; des techniques respiratoires peuvent soit charger le corps en énergie soit amener un état de relaxation ; d’autres techniques réduisent les tensions et permettent d’élargir la gamme des états émotionnels dont le patient peut faire l’expérience.
Tous ces exercices ont pour but, en réduisant les crispations musculaires chroniques, de relever le niveau d’énergie, d’accroître les sentiments/sensations et de développer les possibilités de mouvements et d’expression de soi.

3. L’attention portée à l’expression émotionnelle

En cours de processus, le travail thérapeutique peut porter sur des difficultés et des traumatismes du passé. Il s’agit alors de libérer, comprendre et intégrer les émotions/sentiments qui s’y rapportent par des techniques corporelles-support qui faciliteront l’expression émotionnelle.
Le thérapeute proposera par exemple au patient, pour approfondir l’expression d’une émotion, de répéter ou d’accroître un mouvement spontané qu’il vient d’avoir (pleurs, réaction de rage, etc...). Cette répétition et/ou accroissement du mouvement lui donnera l’occasion d’en prendre conscience et de formuler-donner un sens à ce qu’il manifeste.
Le thérapeute pourra aussi, selon les cas, proposer des expériences d’expression émotionnelle dirigées. Elles aussi, permettent d’élargir la gamme des sentiments qu’on peut vivre et facilitent une prise de conscience émotionnelle approfondie.

4. L’attention portée à la qualité du toucher

Le toucher a plusieurs fonctions en analyse bioénergétique ; il peut servir :

  • à la prise de conscience du corps,
  • à la réduction des tensions musculaires chroniques,
  • au soutien de la personne lors du travail de libération d’expériences traumatiques du passé, ou encore
  • à l’élargissement de la gamme des mouvements connus du patient en lui donnant l’occasion d’expérimenter de nouveaux mouvements expressifs d’émotion.

Des principes généraux définissent le bon usage du toucher :

  • il s’opère avec l’accord préalable du patient, dans le respect de ses limites et de son libre arbitre.
  • il est essentiel qu’il reste dans les limites éthiques enseignées par les formateurs de l’IIBA et prescrites par la Sobab en tant qu’association professionnelle du thérapeute, dans son code d’éthique.

Le toucher ne peut en aucun cas concerner les zones sexuelles.

N.B. On trouvera de plus amples informations dans la bibliographie d’Alexander LOWEN et notamment dans LOWEN A., LOWEN L., The way to a vibrant health, a manuel of bioenergetics exercises, Harper Colophon Books, New-York, 1977

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